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Activité de la Semaine : Musée de la vie Romantique

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    • Métro : Saint-Georges (12)
    • Téléphone : 01.55.31.95.67

 

  • Horaires : Tous les jours (sauf lundi et fériés) 10h-18h
  • Tarifs : Gratuit hors expos.
  • Description : 
    Hôtel particulier du peintre Ary Scheffer, il fut dès sa construction le lieu de rendez-vous de tous les artistes du mouvement romantique de Paris : Géricault, Liszt, Ingres, Delacroix, Chopin, Lamartine…
    Il est aujourd’hui consacré à la vie romantique même s’il a également pour but de rendre hommage à George Sand, voisine et amie de Ary Scheffer.musée vie romantqieu 2
  • Histoire du Musée :

Arrivé à Paris en 1811, le peintre Ary Scheffer (1795-1858), artiste d’origine hollandaise, s’installe en juillet 1830 dans une propriété toute patricienne dans le nouveau quartier de La Nouvelle Athènes au n° 7 de la rue Chaptal (actuel n° 16).

Une fièvre de construction s’est emparée de Paris, en pleine explosion démographique. Sur les premiers contreforts de la butte Montmartre, vergers et terrains maraîchers ne résistent pas longtemps à l’appétit des spéculateurs. A partir de 1820, ils cèdent la place à des lotissements où des architectes de renom, nourris de tradition antique, font surgir de belles demeures néoclassiques, immeubles de rapport et ateliers d’artistes…musee vie romantique1

En prenant ses quartiers dans cette « nouvelle république des arts et des lettres », Ary Scheffer, professeur de dessin des enfants du duc d’Orléans depuis 1822, digne représentant de l’école romantique, affirme sa réussite. Sa demeure connaît durant trente années une intense activité artistique, politique et littéraire.

Construite par l’entrepreneur Wormser, cette maison généreuse crépie de blanc, typique de l’époque Restauration, comporte deux étages d’habitation surélevés sous un toit à l’italienne. Dans le jardin courent bientôt treilles et glycines. Face à la maison, Ary Scheffer fait rapidement construire deux ateliers à verrière, orientés au nord, de part et d’autre de la cour pavée : l’un à usage de salon, l’autre d’atelier de travail.

Dans l’atelier-salon, Scheffer, portraitiste renommé sous la monarchie de Juillet, reçoit le Tout-Paris artistique et intellectuel. Delacroix vient en voisin, comme George Sand avec Chopin qui joue volontiers sur le piano Pleyel. Ils retrouvent Liszt et Marie d’Agoult, mais aussi Rossini, Tourgueniev, Dickens.

L’atelier de travail, qui lui fait pendant devant un délicieux fouillis de seringas et de rosiers, était utilisé par Ary Scheffer et son frère cadet Henry, lui aussi peintre.

D’autres artistes fréquentent l’atelier, comme Théodore Rousseau qui acheva rue Chaptal, La Descente des vaches. Ce tableau ayant été refusé au Salon de 1835, Ary Scheffer l’exposa en même temps que des toiles de ses amis Paul Huet et Jules Dupré, instituant ainsi une sorte de Salon des Refusés. Scheffer abrita également dans cet atelier une partie des collections de la famille du roi Louis-Philippe lorsqu’elle dû quitter la France pour l’exil en 1848.

Cet atelier, récemment rénové par le décorateur Jacques Garcia d’après un tableau de Arie Johannes Lamme, Le Grand atelier de la rue Chaptal en 1851, accueille aujourd’hui deux expositions temporaires par an.

Agrémentée d’une serre et d’un jardin, cette propriété qu’Ary Scheffer loua pendant près de trente ans, fut achetée à sa mort en 1858 par sa fille unique Cornélia Scheffer-Marjolin.
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Dès lors, elle préserve le cadre où a travaillé son père, fait mieux connaître son œuvre et perpétue une tradition familiale de philanthropie. Elle organise un an plus tard une rétrospective de son père, 26 boulevard des Italiens à Paris. Avec son mari, le docteur René Marjolin, elle reçoit rue Chaptal des personnalités comme Henri Martin, Ivan Tourgueniev ou Charles Gounod.

Les ateliers convertis à leur initiative en hôpital de secours sous la Commune en 1870-1871, servirent ensuite de salles d’exposition aux principales toiles de Scheffer.

En 1899, Cornélia Scheffer-Marjolin meurt. Elle lègue les toiles de son père à Dordrecht aux Pays-Bas, sa ville natale de l’artiste. La propriété de la rue Chaptal revient à Noémi Renan-Psichari (petite-nièce de Scheffer), qui installe un grand salon et une bibliothèque consacrée aux œuvres de son père Ernest Renan dans le premier atelier tandis qu’elle loue le second à des artistes.

C’est dans cet atelier-salon que Noémi Renan-Psichari, puis sa fille Corrie Psichari-Siohan continuèrent au XXème s. à accueillir le monde des arts et des lettres. Anatole France ou Puvis de Chavannes à la Belle Epoque, Maurice Denis dans les années vingt, ou plus récemment André Malraux prirent la même allée ombragée que Chopin, Delacroix ou Pauline Viardot pour venir dans l’atelier de la rue Chaptal.

En 1956, la maison est vendue à l’Etat pour un montant symbolique, afin qu’y soit établie une institution culturelle. Après avoir accueilli un centre universitaire d’enseignement et de recherche consacré à l’étude des sons et des couleurs sous la direction de leur cousin Olivier Revault ds’Alonnes, les époux Siohan entreprennent en 1980 des démarches afin de créer dans l’ancienne demeure du peintre « une institution culturelle à dominante muséographique ». L’Etat remet alors la gestion de l’immeuble à la ville de Paris en 1982 pour une durée de 18 ans.

Ouverte en 1982, cette annexe du musée Carnavalet prend ainsi brièvement le nom de « Musée Renan-Scheffer ». Peu après, une nouvelle muséographie est lancée, mettant en valeur dans les bâtiments rénovés sous la conduite de Jacques Garcia, de nombreux souvenirs de George Sand. Le musée prend en 1987 l’appellation de « Musée de la Vie Romantique ».

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