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Activité de la Semaine : Pavillon de l’Ermitage

pavillon ermitage

    • Adresse :
      148 rue de Bagnolet
      75020 Paris 20e
    • Métro : Porte de Bagnolet (3)
    • Téléphone : 01.40.24.15.95

 

  • Horaires : Vendredi, samedi, dimanche 14h-17h (septembre à mi-décembre), du jeudi au dimanche 14h-17h (mars à mi-décembre). Fermeture de mi-juillet à début septembre et de mi-décembre à début mars
  • Tarifs : Entrée 3€, Tarif réduit 2€.
  • Description : 
    Dernier édifice du domaine de Bagnolet et unique folie Rococo de Paris. Peintures murales du XVIIIe.
  • Histoire : 

L’Ermitage, unique folie parisienne de style Régence

12 mars 1719
la duchesse d’Orléans, fille naturelle et légitimée de Louis XIV et de madame de Montespan, et épouse du régent Philippe d’Orléans, achète le domaine de Bagnolet, dont elle faite sa villégiature.

1719-1735
Elle agrandit et décore le château et son parc (80ha), œuvre de Desgot, neveu de Lenôtre. Dans le parc, la Duchesse fait édifier trois pavillons d’agrément dont l’Hermitage (ou Ermitage).

«Il y a encore un autre petit bâtiment appelé l’hermitage ou le palais des hermites… Il est d’un nommé Serin. Ce pavillon a une entrée à l’extrémité du parc, près du village de Charonne»

J. A. Piganiol de la Force. Description historique de la ville de Paris et de ses environs. 1765.

L’Ermitage, édifié entre 1723 et 1727, s’organise à l’origine autour d’un salon donnant sur la route de Bagnolet par un portique situé dans l’axe de la grille d’honneur. Depuis le parc, on accède au salon par une galerie. Un vestibule ovale dessert la galerie et un  cabinet menant aux ‘’petits lieux’’.
Une terrasse plate est accessible par un escalier à vis. Dépourvu d’huisseries et non chauffé, comme beaucoup de ‘’folies’’ de cette époque, l’Ermitage est un bâtiment d’agrément, utilisé seulement à la belle saison. La décoration intérieure se compose de peintures murales en grisaille, œuvres de jeunesse de Jean Valade (atelier d’Antoine Coypel), portraitiste renommé, agréé à l’Académie en 1754. Trois d’entre elles sont parvenues  jusqu’à nous. Elles représentent des saints-ermites. De très bonne facture, elles manifestent le style Régence.

1749- 1769.

La duchesse meurt en 1749. En 1761, son petit fils, Louis-Philippe, décore l’Ermitage à la mode de l’époque. Les peintures murales du salon, intactes,  sont réalisées selon le goût à la grecque, début du néo-classicisme. Le duc vend le domaine en 1769. Les nouveaux propriétaires le morcèlent et le vendent par lots.

1772- 1787.

Claude Théodore Merelle de Joigny, avocat, achète un lot comprenant l’Ermitage et 4 ha de terrain. La folie, surélevée d’un étage desservi par un nouvel escalier, se transforme en une confortable maison d’habitation pourvue d’huisseries et de cheminées.

1787-1794.

L’Ermitage est acheté par le baron de Batz, personnage incontournable de la Révolution, qui doit sa célébrité aux complots royalistes qu’il organise. Si les deux premiers échouent (enlèvement de Louis XVI lors de son transport  vers l’échafaud, puis évasion de la Reine de la prison du Temple) un troisième réussit à compromettre des Conventionnels. Mais, dans la nuit du 30 septembre 1793, 200 gardes républicains se présentent devant le pavillon du baron, qui s’enfuit par le parc. Sa maîtresse, Marie Babin, aura moins de chance. Appréhendée avec sept autres conjurés, elle sera guillotinée.

1820 – 1887.
L’Ermitage et son parc de 13.590 m2 sont achetés par François Pomerel ‘’Confiseur de SAR la duchesse de Berry’’. En rez de chaussée, il se contente de poser ses initiales sur la grille. En 1851, son gendre Louis-Jules-Xavier Mader en hérite. En 1887, ses enfants vendent le domaine, réduit à 11.600 m2, à l’Assistance Publique.

1887-1972. 
L’hospice Alquier-Debrousse est inauguré le 7 juillet 1892. l’Ermitage contient les bureaux directoriaux en rez-de-chaussée et un appartement à l‘étage.

En 1908 puis dans les années 1930, l’hospice s’agrandit et se modernise.

 

Entré de l’Ermitage sur la rue de Bagnolet, 1930

Depuis 1972, l’hospice est rattaché au Bureau d’Aide Sociale de Paris, devenu Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris (C.A.S.V.P.).  Pratiquement désaffecté depuis lors, et isolé de l’hospice, l’Ermitage bénéficie en 1987 de restaurations importantes, en particulier la toiture.

 En février 2005, le pavillon de l’Ermitage, unique folie parisienne de style Régence s’ouvre au public pour la première fois, grâce à l’action de l’association des Amis de l’Ermitage. Le visiteur  peut y admirer des peintures murales du début et de la fin du XVIII s., ainsi qu’une muséographie qui retrace l’histoire du lieu, petit  joyau d’architecture et de décoration Régence.

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